100 FRANCS

100 FRANCS

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Histoire du billet de 100 francs émis par la Banque de France.

A l’origine, les billets de cent francs étaient imprimés en noir, selon une méthode dite « même procédé ». Le procédé consiste à reproduire exactement la même impression au recto qu’au verso, c’est-à-dire que les caractères au verso sont vus en transparence à l’envers, et au recto sont recouverts d’une impression entièrement superposée. Pendant longtemps, ce billet offrait toutes les garanties nécessaires, mais un jour, la découverte de la photo a permis aux faussaires de reproduire facilement la gravure noire, il a donc fallu faire autrement. Le bleu était essentiel car en 1862 la couleur était encore difficile à photographier. De plus, cette modification a été décidée après une agréable aventure de fausse monnaie qui s’est déroulée sous Napoléon III.

Le premier billet bleu est apparu le 3 août 1863. Le processus n’est plus le même. Il y a différentes illustrations au verso et au recto, en plus, du papier filigrané est utilisé pour la première fois, dans lequel apparaît la tête d’ombre de Mercure. Dans la troisième conversion, le type de ticket est modifié, mais le système reste le même. Afin de rendre la contrefaçon plus difficile, elle est entièrement modifiée dans les précautions prises dans la préparation et la fabrication des billets, la gravure n’est plus complète, et le dessin, comme les autres créateurs, est confié au Paul Baudry de la Institut, qui est plus artistique.

Ultérieurement, la vignette Paul BAUDRY sera conservée et un fond rose sera ajouté au dessin bleu du billet, complété d’une médaille gravée par Daniel Dupuy. Il faut dire cependant que l’ajout de ce fond rose n’est depuis lors qu’une mesure provisoire envisagée par la Banque de France.

Chaque nouveau type de billet apportera de nouvelles assurances contre les contrefacteurs, la recherche se poursuivra et ce n’est qu’après des recherches de longue haleine et un travail patient que les problèmes du nouveau billet seront résolus.

 

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L’assurance sur les timbres et les dessins réside dans le bleu, le jaune, le rose, le vert, le nombre de couleurs dans l’arc-en-ciel, la nature et la finition de la gravure, y compris les dimensions, les combinaisons disposées de telle manière qu’en raison de la parfaite exécution, la façon dont ils sont présentés, l’imitation est des difficultés insurmontables.

Des notes de cette valeur sont produites par appel à tous concours, notamment après avis du Comité Scientifique Bancaire. Berthelot était l’un d’eux, même M. Haller, qui lui succéda.

Ces billets, comme tous les anciens billets de banque, conserveront toute leur valeur et leur prix, et le resteront indéfiniment jusqu’à leur démonétisation.
Ajoutons qu’au début du XXe siècle, un billet de banque coûtait 67 à 68 francs pour mille habitants, hors travaux initiaux, et une réforme coûtait à la Banque de France près de 100 000 francs par an.

Les billets de cette valeur sont beaux, attrayants et valent la peine d’être conservés dans un album photo pour le tri des billets.

Ce billet couleur en héliogravure appartient à la deuxième plus grande série commandée par la banque « créateurs et savants célèbres » dont Berlioz, Debussy, Quentin de la Tour, Montesquieu et Pascal.

Il s’agit du premier billet de banque français avec des marquages ​​en relief (rectangles et points) pour prévenir la contrefaçon et permettre la lecture aux non-voyants.

Imprimé de 1978 à 1995, le billet a été retiré de la circulation le 1er février 1999 et n’était plus convertible en euros après le 31 janvier 2009.

Son tirage total est de 7,373 milliards d’exemplaires.

 

Les caractéristiques du billet de 100 Francs

 

Illustration par Lucien Fontanarosa et gravure par Henri Renaud, Jacques Jubert et Jacques Combet.

Les nuances principales sont le marron et l’orange.

Recto : Au centre, autoportrait d’Eugène Delacroix tenant sa palette et ses pinceaux au premier plan, détails du recto du tableau de la Liberté guidant le peuple.

Verso : Egalement un autoportrait de Delacroix, mais à la plume d’oie, écrivant son célèbre journal. En arrière-plan, l’atelier du peintre s’ouvre parmi les arbres de la place Furstenberg.

Le filigrane représente les trois quarts de la tête de Delacroix.

Ses dimensions sont de 160 mm x 85 mm.

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